Les examens complémentaires – qu’il s’agisse de biologie médicale, d’imagerie ou d’examens fonctionnels – occupent une place centrale dans la pratique médicale moderne. Ils enrichissent l'étape du diagnostic, guident les traitements et assurent le suivi des pathologies. Cependant, leur utilisation croissante s’accompagne de risques d’erreurs, parfois lourdes de conséquences. D'après la Haute Autorité de Santé (HAS), jusqu’à 30% des examens prescrits en France chaque année seraient « inappropriés ou inutiles » (HAS).
L’une des erreurs les plus fréquentes tient à la surprescription, c’est-à-dire la demande d’examens non justifiés au regard de la situation clinique.
Prescrire un examen inadapté à la situation clinique reste une erreur fréquente. L’impact peut aller du simple retard diagnostic à une prise en charge totalement inappropriée.
L’une des faiblesses majeures dans l’usage des examens complémentaires réside dans leur interprétation hors contexte :
Des problèmes organisationnels contribuent aussi à l’inefficacité de l’utilisation des examens complémentaires.
Pour limiter les erreurs, il existe des principes simples et validés :
L’essor de la médecine personnalisée, le développement de l’intelligence artificielle en imagerie et en biologie et les initiatives de pertinence des soins, comme le mouvement “Choosing Wisely”, invitent à une utilisation toujours plus réfléchie et efficiente des examens complémentaires.
Ce n’est pas la multiplication des examens qui fait la qualité d’une prise en charge, mais leur pertinence dans le parcours de soin. L’expérience clinique, le dialogue et la formation continue restent les piliers pour éviter les pièges les plus fréquemment rencontrés.