Chaque année, des millions de patients connaissent un retard dans la détection de maladies pourtant accessibles au diagnostic, même avec des moyens techniques limités. Selon une revue systématique publiée dans le BMJ Quality & Safety (2022), environ 5% des consultations adultes en soins primaires sont associées à un retard ou une erreur diagnostique, touchant de 12 à 16 millions de patients annuellement aux États-Unis (BMJ Quality & Safety). L’impact est tout aussi important dans d’autres systèmes de santé d’Europe, avec des retards sévères pour des pathologies comme les cancers, les maladies infectieuses ou cardio-vasculaires.
Le retard diagnostique s’explique rarement par une seule cause. Il associe facteurs humains, limites organisationnelles, complexités cliniques et parfois, défaillances dans la communication interprofessionnelle. Prendre conscience de ces enjeux permet de cibler les axes les plus pertinents d’amélioration.
Prévenir les retards diagnostiques, c’est articuler expertise clinique, communication efficace et technologies innovantes, tout en considérant le patient comme un acteur de sa propre santé. Ce défi réclame une attention constante et collective, pour des soins plus sûrs et plus justes.